La crise dans le monde

Nous allons vous donner un aperçu sur le déroulement de la crise économique dans le monde et parler des pays qui sont le plus affectés.

Aux États-Unis, le National Bureau of Economic Research (NBER) a publié en décembre 2008 une analyse estimant que les États-Unis sont en récession depuis décembre 2007. Pour dater le début de la récession, le NBER utilise pour définition d’une récession le « déclin significatif et durable (plusieurs mois) de l’activité économique qui se diffuse dans toute l’économie et qui est usuellement perceptible à travers notamment les indicateurs de production, d’emploi, de revenu etc. ». James Mirrlees, « prix Nobel » d’économie 1996, envisage une récession de trois ou quatre ans.

La crise affecte au monde entier : en effet, cette crise a également montré l’absence de découplage entre les cycles économiques et financiers des pays développés et ceux du reste de la planète. En effet le ralentissement en Europe et aux États-Unis se transmet aux autres par le biais d’importations moindres et de réduction des flux d’investissements. Par ailleurs la crise économique a entraîné une baisse des cours des matières premières (pétrole etc.) qui affecte notamment l’Argentine, une partie des pays d’Afrique et la Russie. Enfin ces pays sont également directement affectés par la crise financière d’une part parce qu’ils subissent les effets du resserrement du crédit, par les problèmes que connaissent leur système bancaire et par le fait que de nombreux pays qui ne disposent pas d’une monnaie considérée comme « sure » voient la crise financière se doubler d’une crise monétaire d’autant qu’ils ont parfois empruntés en devises étrangères. C’est notamment le cas de l’Islande (voir crise financière de 2008 en Islande) et de l’Ukraine, qui étaient fortement endettés à l’international en monnaie étrangère, ce qui les a rendu vulnérables à une dépréciation de leur propre monnaie.
Les pays les plus touchés sont la Hongrie, l’Espagne, l’Irlande, l’Islande, le Luxembourg, le Royaume-Uni et la Turquie.

D’après les estimations et prévisions publiées par l’OCDE selon lesquelles plusieurs pays membres (entre autres la Zone euro, les États-Unis et le Japon) auraient une croissance négative en 2009 et connaîtraient une montée du chômage, le nombre de chômeurs dans l’ensemble des pays de l’OCDE vont passer de 34 millions en automne 2008 à 42 millions en 2010. En moyenne sur les pays de l’OCDE, le PIB diminuerait de 0,4 % en 2009 et croîtrait de 1,5 % en 2010.

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